association française des utilisateurs d’hélicoptères sanitaires hospitaliers
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Remise de la distinction de SAMU de France à Charles Schmitt (2011)

Letellier N., Carli P., Giroud M.

Il est le plus jeune d’entre nous, car lui il ne sera jamais à la retraite, mot dont d’ailleurs il ne connait pas le sens. Il est inquiet de l’avenir car quand nous aurons tous pris la nôtre avec qui pourra-t-il travailler ? Il est infatigable si l’on en croit l’heure à la quelle arrivent ses mails péremptoires tôt le matin ou tard le soir. Il est énergique quand il s’agit de pourfendre les approximations douteuses de soit disant spécialistes. Il est irascible quand la bêtise semble vouloir l’emporter. 

Je suis sûr que nombre d’entre vous qui n’ont pas la chance de travailler à ses côtés l’auront reconnus, pour aider les hésitants je vous dirais que si dans chaque phrase qu’il prononce il n’y a pas le mot « hélicoptère » soyez sûr que vous avez à faire à un imposteur, le vrai, le seul, l’unique Charles Schmitt ne vit, ne dors, ne travaille que pour cette merveilleuse machine dont rêva Léonard et que bien des siècles plus tard les français réalisèrent.

Super Charles commence sa carrière dans l’armée française comme presque tous ses collègues pilotes. Mais très vite il se sent à l’étroit dans ce monde militaire et il décide de consacrer ses dix mille heures de vol suivantes à la société Héli Union dont il devient le chef pilote. A cette époque la France était encore une puissance écoutée. Il participe donc à la naissance puis au développement international des vols off shore pour l’industrie pétrolière, des vols sismiques, des vols de travail aérien spéciaux qui ne peuvent être confiés qu’à des artistes du manche. Avec quelques rares spécialistes mondiaux (américains et anglais surtout) il rédige tous les textes fondateurs de la réglementation applicables aux hélicoptères. Il invente et développe le vol sans visibilité pour l’Oil and Gas comme disent les anglo-saxons, persuadé que c’est la seule façon d’augmenter d’une façon sensible la sécurité des vols. L’expérience lui donne raison puisque, dès lors, le nombre de victimes d’accidents d’hélicoptère s’effondre.

Les annexes « hélicoptère » de l’OACI c’est lui, le JAR OPS 3 c’est lui, les textes sur le SMUH c’est lui, etc… etc… N’essayez pas de le coller sur la règlementation c’est lui qui l’a écrite.

Toujours en bagarre contre « le diable et son train » (expression typiquement Charlistique désignant les usines à gaz réglementaires non issues de sa cervelle bouillonnante)… Il décide après cet épisode si riche (l’épisode pas lui !) de travailler en dehors du cadre de l’industrie pour qui, pour quoi, mais pour l’hélicoptère bien sûr ! Il rencontre un immense personnage aussi fanatique que lui du vol vertical j’ai nommé Lionel Poilâne, le boulanger français de Paris, New York et Tokyo avec qui il anime un intense réseau de lobbying pour faire avancer la Cause, l’un apportant son expertise l’autre son carnet d’adresse et ses moyens financiers. 
En 1991 on lui fait rencontrer un blanc bec qui s’intéresse lui aussi à la machine de Vinci mais dans son rôle sanitaire. Et voilà notre jeune homme qui une nouvelle fois s’enthousiasme. Il ré-enfourche Rossinante et le voilà reparti à la bataille pour faire triompher le bon sens au service de la mission, pour tordre le cou à tous ceux (si nombreux sur cette terre) dont le seul credo est « vous avez une solution je vais vous en faire un problème ! ».

Très vite il pressent que l’histoire du développement des HéliSmur pourrait être assez parallèle à celle qu’il a vécue sur les plates formes pétrolières, sécurité, performances, conditions de navigation, aires de poser etc…

Depuis vingt ans je côtoie ce monument de science, d’expertise et d’abnégation. Depuis vingt ans il a bien voulu mettre au service de notre association son immense talent qui nous a permis d’être un peu moins bête lors des réunions très techniques que le développement de nos HéliSmur imposaient avec la DGAC en particulier. Depuis vingt ans j’ai eu le privilège de travailler (et attention Charles n’aime pas les fainéants) à ses côtés et d’apprécier ce citoyen de l’air pour qui l’engagement au service d’une cause n’est pas un vain mot. 
 Voilà pourquoi avant que je sois frappé (moi, pas lui !) par la limite d’âge j’ai demandé à notre président Marc Giroud avec la bénédiction de la faculté de médecine représentée ici par notre ami le professeur Pierre Carli de lui témoigner par un geste fort mais symbolique la reconnaissance de notre petit monde des Samu.

Marc, Pierre vous avez la parole.

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