association française des utilisateurs d’hélicoptères sanitaires hospitaliers
Connexion | Contact
/medias/images/slider-home/1.jpg
/medias/images/slider-home/d.jpg
/medias/images/slider-home/amiens3.jpg
/medias/images/slider-home/helico.jpg
/medias/images/slider-home/soleil.jpg
/medias/images/slider-home/samu.jpg
/medias/images/slider-home/jauneclair.jpg
/medias/images/slider-home/plexi.jpg

Documents Divers

Payer plus pour voler moins - L'équipage à deux (2011)

Letellier N.

La France est le dernier pays européen à effectuer ses vols sanitaires avec un seul pilote à bord. Tous les autres sont passés depuis longtemps à l'équipage à « 2 », (soit deux pilotes, soit un pilote et un membre d'équipage). L'Europe via son organisme réglementaire l'EASA a adopté un nouveau texte réglementaire qui va s'appliquer en avril 2012 (avec deux années de mise en conformité) pour étendre cette pratique à tous ses membres.
Au plus tard en avril 2014 nous devrons donc voler à « 2 ».

Quelles conséquences pour nos HéliSmur ?

Une augmentation du coût de nos contrats qui devront financer ce « salaire » supplémentaire.
Une augmentation du poids à emporter à chaque vol (+80 kg) donc une diminution équivalente de la quantité de carburant disponible (soit environ 20 minutes de vol ou 100 km de rayon d'action).
L'abandon des machines ne pouvant pas accueillir deux personnes à l'avant (il s'agit essentiellement de nos 11 Ecureuils encore actuellement en service).

Y a-t-il un avantage à voler à deux, pourrons nous effectuer des missions supplémentaires ?

A part le fait que deux paires d'yeux sont plus efficaces qu'une seule pour regarder dehors et augmenter de ce fait le niveau de sécurité, cela ne nous autorisera aucune mission supplémentaire !
SAUF SI nous décidons de valoriser ce règlement si onéreux en ouvrant à nos HéliSmur un domaine de vol interdit jusqu'alors mais que permet l'équipage à « 2 » : le vol aux instruments.

Actuellement dans 20 à 30% des cas nos vols HéliSmur sont annulés à cause des conditions météo, tout particulièrement en hiver à partir de 17h, heure à laquelle les conditions qui réglementent le vol de nuit s'appliquent imposant des plafonds et des visibilités rarement retrouvées.
La mise en œuvre de procédures de vol aux instruments (pour les transports inter hospitaliers) permettrait de sécuriser, fiabiliser, régulariser ces liaisons en économisant le temps médical que nous devons consacrer à ces transferts sans demander à nos équipes de tenter certains vols dans des conditions limites et peut être même dangereuses…
La technologie existe, les règlements aussi, d'autres pays nous ont ouvert la voie (Etats Unis, Norvège…) nous pouvons l'obtenir si nous en avons la volonté.

Le livre blanc du transport sanitaire par hélicoptère et le référentiel publiés par l'AFHSH en expliquent les conditions.

Brièvement : installations de stations météo automatique, achats de « procédures GNSS » sur les hôpitaux éligibles, formation et entraînement des pilotes aux vols IFR.
La DGAC nous suit dans cette démarche, la santé s'en donnera-t-elle les moyens ou continuerons nous à :

« Payer plus pour voler moins ? »

Retour
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites.