association française des utilisateurs d’hélicoptères sanitaires hospitaliers
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Paris et l'hélicoptère sanitaire (2011)

Letellier N.

L'agglomération parisienne dispose de services hospitaliers de référence capables de prendre en charge les cas les plus sévères ou les plus rares de la pathologie humaine tout spécialement dans les Centres Hospitaliers Universitaires de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris.

Les médecins des centres de soins situés dans un rayon de 150 Km (et plus) de la capitale ont naturellement régulièrement besoin de faire appel à ces structures tertiaires pour explorer et traiter certains de leurs patients les plus complexes.
Pour les plus graves d'entre eux ils font appel au Samu de leur département de façon à en assurer le transport médicalisé.
L'urgence et la pénurie de temps médical conduisent souvent à privilégier l'hélicoptère pour effectuer ces missions.

Malheureusement l'AP-HP a rayé de son programme d'investissement toute construction d'aires de poser susceptible de recueillir ces HéliSmurs.
Les quatre derniers hôpitaux construits à Paris ne disposent pas d'aires de poser (Robert Debré, Bichat, HEGP, et bientôt Necker…).
Les deux seules hélistations de Paris intra-muros (Lariboisière et La Pitié Salpêtrière) sont laissées à l'abandon et ne bénéficient d'aucun entretien significatif.

La plus part des vols HéliSmur nécessitent donc une rupture de charge avec relai ambulancier à l'héliport d'Issy les Moulineaux qui pénalise voir même annule le bénéfice de l'évacuation aérienne.
Si on ajoute à cela la règle (non fondée) de l'interdiction de survol de Paris dès la fermeture de l'héliport d'Issy les Moulineaux il est légitime de s'interroger sur l'égalité des chances de ces patients graves (et particulièrement des enfants) par rapport à ceux qui vivent dans la capitale.

En accord avec l'aviation civile (DGAC) des procédures sont prêtes pour autoriser ces vols h/24 sur la capitale il ne manque que la volonté du « propriétaire » de ces hôpitaux (l'AP-HP) pour les mettre en œuvre.

Il n'existe aucun argument recevable pour empêcher ces vols d'autant que les aéronefs d'état les pratiquent régulièrement…
Les nuisances générées par les HéliSmurs du Samu seraient infiniment moins sévères que celles issues des deux roues aux échappements trafiqués qui traversent Paris la nuit ou même celles du boulevard périphérique ou du métro aérien. Le droit des patients à être traité est il moins important que celui du « lobby anti nuisances » ?
Les nombreux médecins étrangers spécialistes de l'urgence qui viennent nous visiter régulièrement pour se former aux méthodes françaises de la médecine extrahospitalière s'étonnent régulièrement de cette particularité française incompréhensible, Paris est la seule capitale au monde interdite la nuit aux hélicoptères sanitaires.

Allons-nous longtemps encore tolérer ce « Scandale de Paris » ?

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